Penser le vivre ensemble : quelques repères

1. Introduction

Ma prise de parole ce matin a simplement pour objectif de vous donner du grain à moudre pour la journée. En effet, d’une part les intervenants sociaux sont des amateurs de café… et d’autre part, je ne me présente pas devant vous comme un expert de cette question mais bien plutôt comme un chercheur que la question du vivre ensemble poursuit depuis pas mal de temps. Je vais vous amener du grain à moudre, c’est-à-dire un ensemble de réflexions sur cette notion de vivre ensemble. Mes réflexions seront, pour la plupart, philosophiques … car c’est depuis la philosophie que j’exerce mon métier d’enseignant.

Qu’est-ce que les philosophes contemporains, qu’est-ce que leurs recherches, quand elles touchent à la notion de « vivre ensemble », ont produit comme discours susceptible de nous intéresser ? Telle a été mon entrée « méthodologique » pour construire cette intervention. Je vais donc vous proposer un parcours intellectuel teinté de ma subjectivité, de mes préférences en termes philosophiques et de ma manière de faire de la philosophie, faut-il le dire. Dernier élément de ce préambule, mon ambition est de me faire comprendre par toutes et tous. Je vais donc m’astreindre à un travail de vulgarisation, au sens noble, tout au long de cet exposé.

2. Plan

Je vais structurer mon exposé en trois temps. D’abord un rappel des stéréotypes qui guettent lorsqu’on parle de ‘vivre ensemble’, espèce d’épouvantail qu’il convient de déconstruire (cfr point 3 Précision et déconstruction’).

Deuxièmement, j’évoquerai les éléments du décor de cette réflexion. Il s’agira de faire voir dans quel horizon se pense classiquement la notion de vivre ensemble, et de montrer sa limite (cfr point 4 le décor).

Enfin, je défendrai une autre manière d’aborder la question du vivre ensemble, construite autour de l’idée de monde commun chère à Etienne Tassin (cfr point 5 des mondes communs comme vivre ensemble).

3. Précision et déconstruction

Soyons organisés et posons d’abord la question du champ. Sur quoi, sur quel territoire, sur quelle dimension de la vie humaine porte la question du vivre ensemble ?

Si cette question surgit dans une journée de l’Abfris, c’est que la question du « vivre ensemble » porte sur la dimension sociale de la vie. Dimension sociale signifie – et c’est un choix que je fais – cette partie des relations humaines qui sont peu ou prou médiées (c’est-à-dire colorées, influencées voire dirigées selon les cas) par un mécanisme institutionnel. Un exemple va faire voir ce que je veux dire : l’institution scolaire. L’institution scolaire, de la maternelle à l’école supérieure, colore, influence ou impose (je vous laisse choisir) la relation qui se joue entre les acteurs, adultes formateurs et jeunes apprenants. Pour le dire autrement, les comportements, ou plus fondamentalement le vivre ensemble des formateurs et des étudiants dans l’institution scolaire est fortement influencé par l’institution elle-même. Les divers règlements, les usages et traditions, les règles implicites trouvent leur sens et leur fondement dans le fait qu’il s’agit pour les formateurs comme pour les étudiants de vivre ensemble dans une institution scolaire et non dans une entreprise ou une famille.

Bref, s’il s’agit de penser la question du vivre ensemble dans sa dimension sociale, il s’agit de déterminer quel est le sens des mots « vivre ensemble » dans des lieux, des contextes relevant d’une médiation institutionnelle (comme par exemple l’école).

Remarquons en passant qu’à ce stade, la question du vivre ensemble semble bien peu politique. En effet, si toute institution (l’école) trouve son origine dans un acte politique (fondateur) et qu’elle se voit évoluer par l’intervention d’enthousiastes politiques (je me souviens vaguement d’un décret paysage), on n’a pas l’impression que l’action politique ait grand chose à voir avec le vivre ensemble, celui de l’école par exemple. Tout au plus fournit-elle un cadre, de l’extérieur. Mais la question du vivre ensemble semble, a priori, appartenir aux acteurs en relation dans un lieu défini, une institution définie, un peu comme si le vivre ensemble était de leur responsabilité propre.

Après cette précision, il est important de faire sentir que la notion du vivre ensemble peut être un piège, parce qu’elle véhicule très facilement des images paradisiaques. De fait, imaginer un vivre ensemble réussi dans une école, c’est très facilement convoquer une image d’harmonie, où les intérêts des uns et des autres s’accordent. Et en poursuivant l’idée, on en viendrait à refuser la possibilité de dissensions parce que celle-ci serait le premier pas vers la rupture donc l’absence de vivre ensemble.

L’image, le stéréotype du vivre ensemble réussi est aussi celui d’une adhésion dans laquelle la solidarité, voire la fraternité cimente les relations. Pas d’exclusion donc, uniquement des actes d’inclusion dans cette image du vivre ensemble.

Certes, je force le trait et du coup il n’est pas difficile de s’en détacher. Néanmoins, cette image idyllique et donc naïve du vivre ensemble oblige à répondre à une question importante pour nous positionner : quel est l’idéal du vivre ensemble, ou quel vivre ensemble viser ?

Et vous allez voir que la question de l’harmonie, celle d’un monde où chacun est à sa place et sa bonne place, de telle sorte que l’ensemble – le vivre ensemble – fonctionne, est une sirène à l’appel de laquelle il faut résister sans cesse.

4. Le décor

Il n’est pas faux de dire que le travail social est fondé sur la volonté d’assurer sinon un vivre ensemble, du moins un être ensemble dans la société.

En effet, quand surgit dès la première moitié du 19ème comme le dit Robert Castel, la prise en compte de l’inquiétude quant à la capacité à maintenir la cohésion d’une société1 modèle capitaliste industriel comme mode de production économique. De fait, la paupérisation et concomitamment la « sortie » de ces classes de l’ordre politique suscitait de grandes inquiétudes. Comment permettre à ces classes d’avoir une part suffisante dans le partage des richesses produites, mais aussi comment assurer un minimum de régulation pour que ces classes continuent à faire partie de la société et de son « ordre » en termes de mœurs, de vie politique, d’idéologie, telle était la question alors. L’enjeu, pour ce qui s’appellera plus tard le travail social semble à cette époque de faire retrouver aux exclus une place dans le système.

Aujourd’hui, la question sociale s’est déplacée. Il ne s’agit plus de se préoccuper des classes laborieuses (ces cinquante dernières années, leur place a été relativement assurée en tout cas pour une partie non négligeable d’elles) mais de ceux qu’on appelle les surnuméraires.

« Tout se passe, écrit Robert Castel, comme si nous redécouvrions avec angoisse une réalité que, habitués à la croissance économique, au quasi plein emploi, aux progrès de l’intégration et à la généralisation des protections sociales, nous croyions conjurée : l’existence, à nouveau, d’inutiles au monde. Les surnuméraires ne sont même pas exploités car pour l’être il faut posséder des compétences convertibles en valeurs sociales. Ils sont superfétatoires »2 sont plus au sens propre du mot des acteurs puisqu’ils ne font rien de socialement utile, comment pourraient-ils exister socialement ? Au sens évidemment où exister voudrait dire tenir effectivement une place dans la société »3

Tenir effectivement une place dans la société. Voilà une expression lourde de sens pour notre question du jour. Alors certes, pour l’intervenant social, ‘l’objet’ de ses préoccupations a changé. Des classes laborieuses il est passé aux surnuméraires, mais l’enjeu reste le même avec ces deux publics : comment amener chacun d’avoir une place dans la société, à en être ?

Le travailleur social est ce personnage chargé par la société de remettre les exclus dans la ronde ; seules changent au fil du temps la forme et la cause de l’exclusion. Derrière cette vision pourrait surgir l’impératif du vivre ensemble au sens où je l’ai évoqué plus haut : il y a sinon une harmonie, du moins une cohésion à sauver. La société, parce qu’elle existe, doit être pensée comme un ensemble cohérent et total où chacun doit donc avoir une place. Cet objectif sera atteint si chacun entretient des relations avec les autres, relations utiles (les relations économiques sont les plus évidentes de ce point de vue) témoignant de sa place à ses yeux et aux yeux des autres.

Cette image d’un vivre ensemble comme logique géométrique où chaque partie de la société a une part remonte à l’Antiquité. J. Rancière montre très bien que tant Platon qu’Aristote conçoivent le , étant donné l’effet sur les classes laborieuses de l’installation d’un . R. Castel, Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Gallimard, 1999, p.39 et s. Ibidem. Ibidem. vivre ensemble comme une distribution des biens de la communauté (richesse, honneur, droit, devoir). Chacun y a sa part, plus ou moins grande, mais la réussite du vivre ensemble dépend de la capacité de chacun à ne pas sortir ni revendiquer plus que sa part4

C’est à dessein que j’appelle ‘logique géométrique’ cette perspective sur le vivre ensemble, car elle pourrait inclure très facilement un regard scientifique sur la société. De plus, cette perspective fait réagir aujourd’hui, fortement. Certes, il faut éviter les collisions de l’histoire, les anachronismes mais vu du terrain de l’action sociale aujourd’hui, la logique géométrique s’apparente à une manière de perpétuer un ordre social établi, de le justifier et donc d’imposer à celles et ceux dont la place est la moins enviable d’accepter cette place comme la leur. Cette logique géométrique est d’autant plus difficile à entériner qu’elle vient de la philosophie : elle oblige tout un chacun à intérioriser, par exemple via la raison (nous sommes dans une logique géométrique), les inégalités de place. En somme, cette logique géométrique, parce qu’elle se veut logique, confisque la possibilité pour les acteurs de contester le modèle du vivre ensemble qui leur est imposé.

Enfin, dans cette perspective, la question du vivre ensemble devient aussi extrêmement normative. Puisque chacun a une place, chacun se trouve aussi devant un ordre des possibles et des impossibles pour sa vie, c’est-à-dire pour sa place. On rejoint l’analyse de Foucault, reprise par J. Rancière qui voit dans la police non pas simplement ‘les forces de l’ordre’, mais, plus fondamentalement et plus largement ces techniques de gouvernement qui ‘s’étendaient à tout ce qui concerne l’homme et son bonheur’5 dit, la police est ce qui met chacun à sa place et plus concrètement, qui dit ce que les corps (leur manière d’apparaître pour être précis) peuvent faire et ne pas faire, où ils peuvent et ne peuvent pas se trouver… La police garante du vivre ensemble est cette institution (multiforme) qui dit qui peut parler et de quoi, qui peut faire quoi et comment…

Soyons de bon compte cependant, J. Rancière fait remarquer à juste titre que la police n’est pas l’apanage de l’Etat. Elle émerge et se déploie dès qu’un groupe se forme. La psychologie sociale en a même fait son objet d’étude. Mais c’est ainsi qu’Alain Boyer, auteur d’un ouvrage sur le travail éducatif médico-social6 appartienne au règlement intérieur d’une institution ou au fonctionnement implicite d’une équipe travaillant en réseau). Donc dans sa perspective qui est positive, il attribue à la règle un rôle de reconnaissance mutuelle de l’existence de chacun et des liens noués entre les acteurs. Ou quand la police assure le vivre ensemble.

Je fais le point et synthétise. La première acception de la notion de vivre ensemble m’a amené à évoquer l’idée d’une organisation de la société selon la modalité géométrique. Depuis Platon et jusqu’à la question sociale du 19e partage : vivre ensemble c’est d’abord partager un gâteau (en parts inégales) et assurer la police de ce partage, c’est-à-dire faire savoir et faire respecter l’état du partage.

Cette perspective classique – est-elle évitable ? C’est une question pour cette journée peut-être – n’est pas le fin mot de la question du vivre ensemble, me semble-t-il. L’idée que je vais développer J. Rancière, La mésentente, Paris, Galilée, 1995. J. Rancière, op.cit. , p.51 A. Boyer, Guide philosophique pour penser le travail éducatif et médico-social, Ramonville, Eres, 2001-2003, 3 tomes. . Je dirais aujourd’hui tout ce qui concerne l’homme et le vivre ensemble. Autrement fait de l’assignation d’une place à chacun la raison d’être de la règle (qu’elle siècle, le problème du vivre ensemble semble se décliner autour du est que le vivre ensemble est certes l’expression d’un partage à l’intérieur d’un groupe, mais aussi et plus fondamentalement l’expression de la contestation du partage effectué.

Qui effectue le partage, au nom de quoi ? Quels arguments vont être acceptés lors des discussions à propos du partage ? Qui pourra être compté lorsqu’il s’agira de définir le principe du partage… En somme, qui fera partie de ce vivre ensemble, se déroulant en amont de celui que je viens de décrire en parlant de logique géométrique ? Il y a bien sûr plusieurs façons d’organiser et d’attribuer des places, mais avant d’évaluer la meilleure façon, de partager se pose la question de qui va pouvoir compter dans cette discussion.

Et à cette question, une seule réponse possible : il n’est pas imaginable que certains n’aient pas part à la discussion ; il n’est pas imaginable que la parole de certains soit a priori inaudible à ce moment, car on touche à la condition même du vivre ensemble.

Attention, il ne s’agit pas d’inventer un lieu mythique, sorte d’état originel ou de nature où la parole de tous pourrait être entendue. Au contraire, cette revendication d’un autre être ensemble est faite à l’intérieur de la première, celle où il s’agissait de distribuer des places. En somme, il s’agit de faire place à la revendication, au litige sur le partage, quand bien même ce partage a eu lieu et ne donne pas d’espace de revendication à certains.

5. Des mondes communs comme vivre ensemble

Comment travailler – j’ai devant moi des travailleurs – à faire advenir cette dimension du vivre ensemble, celle qui prend en compte le tort fait à ceux qui n’ont pas pu et ne peuvent pas participer au partage du sensible. Certes, le mot qui vient à l’esprit est résistance, voire révolution, figure incarnant le refus de consentir à un partage de l’inégalitaire, même s’il permet le vivre ensemble. On pourrait et il y a lieu de le faire. C’est une voie. Permettez-moi d’en proposer une autre, en m’inspirant d’Etienne Tassin et de son livre Un monde commun. Pour une cosmopolitique des conflits7 .

L’enjeu pour E. Tassin est proche du nôtre : la construction d’un monde commun où un vivre ensemble serait tenable. Même s’il emprunte d’autres voies philosophique, Tassin fait aussi le constat d’un échec de la philosophie classique à penser le vivre ensemble autrement que sur le mode du partage inégalitaire des places et, conséquemment dans sa réflexion à lui, d’un rapport de force dominant-dominé.

Plutôt que de penser la redéfinition ou la reconstruction d’un ordre plus égalitaire (tâche urgente mais de longue haleine) il propose d’installer à l’intérieur de la logique géométrique un principe de vivre ensemble qui se jouerait de la logique géométrique. Et ce principe s’incarne dans la figure de la promesse. En effet, et je le cite « la promesse est un acte de rassemblement duquel émerge une puissance non de dominer mais d’agir ensemble8 ». Paris, Seuil, 2003. E. Tassin, op. cit.,p.104.

Remarquons pour commencer que cette figure de la promesse est portée par un sujet, un individu qui librement – on n’impose pas une promesse – s’engage vis-à-vis d’autrui. Pour réussir (et j’ai régulièrement parlé de vivre ensemble réussi dans cette intervention), cette promesse suppose d’être reçue et acceptée par celles ou ceux à qui elle s’adresse.

Deuxièmement, la figure de la promesse construit entre les acteurs quelque chose de l’ordre du rassemblement. Plus précisément, elle fait exister un monde commun, présent et à venir, dans la mesure où elle est un engagement à faire advenir quelque chose et ce, pour les personnes liées par l’engagement.

Le troisième intérêt de la figure de la promesse est le dépassement possible de la notion de place donc de logique géométrique. En effet, en s’inscrivant dans la logique d’un agir commun par la promesse, il est donné aux sujets la possibilité d’être emmené au-delà de ce que l’institutionnalisation de la vie sociale leur aurait permis. Certes, cette potentialité est incertaine, fragile et temporaire, mais elle est réelle. En fait, la figure de la promesse est une figure de la pure positivité : une promesse n’est pas un ‘contre’, elle n’est pas un acte d’opposition ou de résistance9 elle fait tout simplement exister le rassemblement de deux ou plusieurs personnes. Sa dimension purement existentielle, donc singulière, la préserve de toute logique géométrique. La promesse est ou n’est pas et amène les individus à ensuite vivre ensemble, en particulier à agir ensemble.

En même temps, cet agir en commun est fragile. Et c’est nécessaire pour ne pas retomber dans le travers de la logique géométrique. Il est fragile en ce qu’il n’est pas fondé sur une institution qui dépasse l’engagement de ses acteurs. Et il est également fragile, car il est traversé par le conflit. En effet, la figure de l’engagement fonctionne comme un moyen de rassembler les individus sans exiger d’eux le renoncement à leurs identités, appartenances ou places, différentes et contradictoires. Ainsi pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, si la figure de la promesse réciproque entre formateurs et étudiants est imaginable dans l’institution scolaire, il reste que cette promesse et l’engagement qui s’ensuivra ne font que construire un point de départ à l’agir commun permettant de dépasser le rapport de force institutionnalisé entre formateurs et étudiants. L’agir qui s’ensuivra devra trouver un chemin à travers les différences des uns et des autres. Néanmoins, je retiens l’hypothèse que ce chemin (s’il existe) ne pourra exister qu’à partir de la figure de la promesse.

Une dernière conséquence, qui touche directement le travail social, est à mentionner. Promettre, s’engager, c’est nécessairement prendre parti, donc faire un partage entre ceux auprès de qui on va s’engager et ceux auprès de qui on ne s’engage pas. Il s’agit, autrement dit, de construire un monde commun avec certains et non avec tous (il n’y a pas d’universalité dans la notion de monde commun). Cette exclusion, qu’elle soit territoriale, liée à une problématique ou une urgence particulière, peut à tout moment être réinterrogée, car elle n’est pas fondée sur un principe dépassant les individus ayant fait un choix spécifique d’engagement, à la différence de la logique géométrique. Du coup et cela nous fait sortir de la logique géométrique, le monde commun (qui est aussi un partage) peut être questionné à tout moment par ceux qui n’y ont pas part. Voilà comment ce travail sur le vivre ensemble à partir de la promesse est facilement traversé par une mise en cause permanente. Même si je peux promettre de m’associer à un mouvement d’opposition ou de résistance….

6. Conclusion

Me voilà arrivé au bout des éléments de réflexion que je voulais amener au début de cette journée. J’espère qu’ils vous inspireront, ou en tout cas qu’ils vous feront réagir. Comme vous l’aurez compris, j’ai essayé de décrire deux grandes voies pour travailler le vivre ensemble, une d’ordre géométrique, l’autre plus incertaine mais plus ouverte. Personnellement, je ne pense pas qu’il soit possible de se passer de logique géométrique, mais je crois important de faire exister de façon radicale la figure de la promesse.

Roland Schmetz 30 mars 2014